Niveau de réduction d’utilisation et / ou d’impact potentiel
Avec l’utilisation de variétés tolérantes, l’application de fongicide(s) n’est pas justifiée (Penguilly, 2014). L’utilisation de variétés hautement tolérantes au Mycosphaerella permet de réduire de 100% la protection fongicide post plantation en culture de chou fleur. Avec des variétés sensibles, un ou deux traitements fongicides sont utilisés en cours de culture pour contrôler la maladie.
Une enquête réalisée en 2013/2014 par la Chambre d’Agriculture du Finistère (Estorgues et Stien, 2015) chez 95 exploitants du Finistère en agriculture conventionnelle a montré que :
- L’Indice de la Fréquence des Traitements (IFT) hors traitement de la semence et du plant, post-plantation des choux-fleurs d’hiver était en moyenne de 2.34. L’IFT de référence correspondant au 70ème percentile de la distribution est de 3.0.
- L’IFT moyen fongicide représente 0.88. Dans l’échantillon d’enquête, une seule application est réalisée dans 87 % des cas. Concernant les spécialités utilisées, les produits à base de Difénoconazole sont les plus utilisées (75%). Les Tébuconazoles représentent 7 % et les produits associés (Ortiva Top…) 2%.
L’enquête nationale sur les pratiques culturales sur les légumes 2013 publié en 2015 (Agreste) confirme ces données avec un IFT moyen total de 2.7 et un IFT moyen fongicide de 0.7.
Freins à lever et conditions de réussite
Pour accélérer le déploiement de cette technique il faut :
- Soutenir et encourager la création de variétés hautement tolérantes pour tous les créneaux de production ;
- Maintenir et développer les réseaux d’évaluation du matériel végétal pour favoriser l’adoption rapide de ces nouvelles variétés par les producteurs.