Niveau de réduction d’utilisation et / ou d’impact potentiel
L’écimage est une technique de rattrapage pour gérer les adventices dans les situations non maitrisées qui peut permettre de garantir la qualité de la récolte de la culture en limitant la présence de graines d’adventices.
Elle permet d’agir sur le stock semencier (si trémie ou maturité des graines non atteinte). Quelques essais montrent que l’on peut gagner un traitement herbicide une année sur cinq ou que cela autorise à installer une culture difficile dans la rotation.
Surcoût et/ou gain de la solution
L’achat et l’entretien de la machine représentent un surcoût auquel il faudra ajouter un temps de travail et la traction ainsi que le carburant. Pour l’achat, Il faut compter entre 25 et 35 k€ pour un modèle de 12 m et entre 80 et 90k€ avec système de récupération.
Ainsi, le retour sur investissement se passera d’autant mieux que :
- l’achat est partagé,
- l’effet de réduction du salissement se répercute sur plus d’une saison,
- cela permet la gestion d’adventices, qui nécessite sinon des traitements herbicides
- et l’on peut exporter et commercialiser les inflorescences retirées.
Impact santé / organisation du travail / pénibilité / environnement
Réduction de la dépendance aux traitements chimiques via cette intervention mécanique.
Techniquement, l’action se positionne à un moment où il n’y a généralement pas de pic de travail, ce qui en fait un point favorable ; les conditions d’humidité de sols sont aussi moins exigeantes qu’en désherbage mécanique avec travail du sol.
Certains produits phytopharmaceutiques utilisés dans les parcelles agricoles peuvent avoir un effet néfaste sur la biodiversité et notamment les pollinisateurs. Adopter cette pratique réduit leur exposition. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à visiter notre site Agriculture et Pollinisateurs et à vous renseigner sur la toxicité des produits.
Freins à lever et conditions de réussite
Pour les situations où la différence de hauteur entre adventices et cultures est suffisante, les deux principaux freins concernent d’une part le prix d’achat jugé élevé au regard des bénéfices de court terme et d’autre part la précision attendue de hauteur, qui exige réactivité et stabilité, limitant parfois la vitesse de travail.
Le frein lié au coût peut être levé plus facilement par un accompagnement aux investissements et/ou des investissements collectifs, via des associations d’agriculteurs et des CUMA.
Une valorisation en méthaniseur peut sans doute améliorer le bilan économique.